samedi 13 mars 2010

Lettre à Monsieur Gros Con


Salut Ducon !

Franchement j'ai bien rigolé quand j'ai allumé ma télé l'autre jour. Et bien oui ducon, je suis tombée sur toi, même que t'étais en direct ! En deux semaines tes oreilles ne se sont pas recollées, c'est bien dommage si tu veux mon avis. Non pardon, c'est vrai que tu n'en a cure!

Tout d'abord je voulais te féliciter pour tes talents d'orateur. Un simple coup de fil après m'avoir vue une heure et badaboum, tu me fous les deux chefs à dos! Tu sais que en entrant dans leur bureau, moi qui ai 19 ans j'ai failli me faire pipi dessus? T'aurais du voir la gueule qu'ils tiraient, ah ça, ils étaient pas contents !

Tu diras au chef qu'il fait deux mètres de haut sur trois mètres de large, et au sous-chef qu'il a les yeux globuleux. Et que je leur pisse à la raie. Mais à toi aussi, sois pas jaloux. Et je porte toujours mon t-shirt Stanley Kubrick, car même si l'origine de mon nom et mon accoutrement sont une incitation à la violence, toi, c'est ta gueule qui est juste scandaleuse.

Je vais te raconter, pour finir, un rêve très drôle que j'ai fais récemment. Je croulais sous d'importants dossiers et je te voyais amaigri (ça t'allais bien, tu devrais essayer), faisant la manche assis par terre. J'ai hésité à te cracher à la figure, mais j'ai eu une meilleure idée :

Je t'ai pris comme stagiaire.

jeudi 4 février 2010

Unless you sing, sing,..



J'ai entendu quelque part que "ça fait tellement du bien d'aimer les gens qu'on aime que ça fini par faire mal". J'ai trouvé ça beau même si ça vient d'un film français récent à trois francs six sous sur la crise d'adolescence. Je ne sais pas si ça signifie que je sais apprécier les bonnes choses de la vie. Enfin...Je suis arrivée chez moi aujourd'hui et j'ai tout de suite senti que j'allais passer une journée de merde. J'ai terminé "Le Monde de Sophie" et je me suis sentie terriblement mal. Ça fait souvent cet effet là quand on termine un livre qu'on a adoré. Un peu comme si c'était ma propre vie qui finissait et que j'avais un bilan à faire, si j'ai passé de bons moments, et si oui, ils furent forcément toujours trop courts. La vie ressemble beaucoup à un bouquin. Ou alors comme si un ami cher annonçait un départ imminent vers des contrées lointaines.
J'ai vraiment l'impression d'avoir à dire au revoir à quelqu'un et ça me fend le cœur. Il est un peu corné, y'a de la cendre et des tâches de vinaigre sur les pages. Il s'ouvre directement sur des endroits, ces endroits où je l'ai laissé ouvert sur une table, sur le ventre, comme un nouveau né. Mon prochain voyage, c'est avec un vieillard qui n'arrive pas à pêcher je crois. Ça à l'air très poétique mais Sophie, Hilde et Alberto Knox me manquent.

De toute façon je trouverais toujours une bonne raison de tirer la gueule. Sfarr a inventé pour Gainsbourg un double, "La Gueule". Moi j'ai pas besoin d'une gueule, je suis la gueule.

Pour la dernière scène je suis allongée sur mon lit, en noir et blanc, une cigarette qui se consume et sur laquelle je ne tire même pas, avec le "Chloé" de Duke Elligton...Dernières notes et sur l'écran, en lettres majuscules en blanc :
FIN

lundi 1 février 2010

Burqa tastrophique






Les femmes qui portent la burqa me font penser aux créatures d'Harry Potter : "les détracteurs".

dimanche 31 janvier 2010

Whispers words of wisdom, let it be...


J'avais juré qu'on ne m'y reprendrait plus, et surtout pas comme ça. Dans ces moments là, tu vois, je me déteste. J'ai envie de me dire "non, il ne faut pas, il faut que je refoule en moi ce désir". Et je crois que plus j'essaie de contenir la vague, plus elle me submerge et s'extraie par tous les pores de mon corps. Si tu savais comme c'est dur de te regarder et ne pas faire un sourire trop franc pour toujours se retenir, jouer la comédie sans arrêt jusque dans nos étreintes amicales où je m'hasarderais bien à glisser une main, juste pour voir. Je sais bien que tu es à mille lieux de t'imaginer un dixième de ce qui se trame, comme personne d'ailleurs. Je suis stoïque mais à l'intérieur je hurle sans arrêt.

Mais je connais d'avance la chute.

mardi 22 décembre 2009

P comme Pourriture


Je retire tout ce que j'ai dit et je m'en vais loin de toi. Loin des yeux c'est pas difficile, loin du cœur ça le sera un peu plus mais des imbéciles dans ton genre ne méritent pas mieux.
Hé quoi ! Je vais pas rester éternellement à t'enlever la merde que tu as dans les yeux et dans la tête. A mon tour je te dis juste pour rigoler et bien plus d'aller royalement te faire foutre.
Pour t'amuser tu reliras tous mes mots, tu revisionneras mes photos. Garde bien en mémoire la sensation de ma peau sous tes mains. Vestiges d'une époque où j'ignorais encore tout de toi tandis que tu jouais la comédie. Tu me dégoutes plus que jamais et je pense que toi tu ris grassement , que toi tu ris d'un rire tonitruant à faire trembler les peintures sur tes murs.

Tu n'existes plus.

Mange, ceci est mon corps

Arrête de me dire tout ça je ne t'écoute pas. Tu as vu j'ai plaqué mes mains contre mes oreilles. Je n'entends plus ce que tu dis. JE CRIE PLUS FORT. Mais tu peux parler je ne t'entends pas et les larmes continuent à me brûler les joues. J'essaie de ne pas réussir à lire sur tes lèvres. Ça fait très mal tu sais. Je crois que tu le sais, je vois ces flammes s'allumer dans ton regard, il me dit "je prend un pied phénoménal à te bousiller". Et tu hausses le ton, tu continues à hurler tes mots tranchants comme une lame. Et moi je me roule en boule, je crie plus fort que toi. Ta bouche salive, tu ne t'arrête plus de parler et tes yeux rougissent, tu trembles de rage.

Tu vois, à force de me donner des coups de pieds dans les jambes j'arrive plus à marcher droit. Je marche pompeusement en société mais une fois les portes fermées et les lumières éteintes je dégringole et je me traine. Dois-je te remercier ?

Tu avais raison, j'ai bientôt 19 ans et je suis tout ce que tu avais prédit. Un vulgaire sac à foutre et à vinasse. Je n'enlève plus toute la souillure qui me couvre la peau, elle est là pour toujours. Je comprends pourquoi tu dis qu'on ne peux pas m'aimer, rien ne justifie le contraire. C'est vrai que mon corps transpire la fainéantise, c'est vrai que j'ai des yeux bovins...

Et j'lui ai dit crève salope, et j'lui ai dit crève charogne, et j'lui ai dit crève poubelle..VLAN, une bègne !



Alors comme ça je suis pas assez cynique ?! Je crois bien ne pas encore avoir abordé un thème qui pourtant m'accompagne sur le bord de cette sinueuse route qu'est la vie. Certains disent que la vie est une chienne, moi je dirais que la vie est pleine de chiennes de tous les âges. Merci à vous, à toutes les salopes qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma "PutaMadreVidaDeMierda".

Les premières salopes que j'ai rencontré datent des bacs à sable où pour moi, une pelle n'était qu'un jouet en plastique destiné à creuser dans le sable. Avec mes lunettes loupe et mon pansement à l'œil je ne faisais pas fureur et ces pouffiasses de première catégorie le savaient aussi bien que moi. Je me vengeais allégrement en mettant des papiers remplis de menace de mort dans leur poche ou en leur lançant à la figure devant leurs copines blondes que le Beau Gosse de CE2 avait dit qu'elles étaient moche (drame ultime à cette époque).

Les autres salopes qui me marquèrent firent leur apparition à la pré-adolescence, dans un collège de fils de petites gens destinés à pourrir leur vie, tradition allant de père en fils. Le genre de lieu où des tests de grossesse jonchent le sol des toilettes des filles et où tout le monde attend avec impatience que le professeur d'histoire poivrot mette sa parole à exécution et finisse enfin par se jeter du 3ème étage de l'établissement. Je ne portais pas de soutien-gorge et je n'avais pas les oreilles percées, critères vous rabaissant au rang de sous-merde du collège. Ma principale vengeance consiste à jouir du plaisir éprouvé lorsque je les croise dans la rue trainant des poussettes, m'emballant mes courses ou dandinant leur grosses fesses gélatineuses dans des joggings infâmes.

A suivre...